dieu
ArèsἌρης
translittération : Árēs
La guerre comme carnage, la force sans mesure

Fils de Zeus et d'Héra, Arès est la guerre vécue comme fracas et carnage. Les Grecs lui rendent un culte plus limité qu'aux autres Olympiens et le représentent souvent perdant : blessé par Diomède, terrassé par Athéna, pris au piège avec Aphrodite. Sa figure sert à penser ce qu'une cité redoute dans la violence.
Domaines
Combat et mêléeFureur guerrièreMassacre et carnage
Prérogatives attestées
- Il incarne la violence brute du combat, distincte de la guerre réfléchie d'Athéna ; l'épopée le montre haï des dieux et vaincu par elle.
- Source antiqueHomère, Iliade, V, 888-891Zeus déclare Arès le plus odieux des dieux de l'Olympe.
- Source antiqueHomère, Iliade, XXI, 391-414Athéna terrasse Arès sur le champ de bataille.
- Il donne son nom à la colline athénienne de l'Aréopage et au tribunal qui y siège, selon une étiologie ancienne.
- Source antiqueEschyle, EuménidesLa tragédie rattache le tribunal de l'Aréopage à un jugement fondateur.
- Source antiquePausanias, Description de la Grèce, I, 28Pausanias rapporte que le lieu tient son nom du jugement d'Arès.
Attributs & symboles

Lance

Casque

Bouclier

Char

Torche
Animaux : Vautour, Chien · Plantes : —
Équivalent romain
Mars
Mars est un dieu fondateur à Rome (père de Romulus, mois de mars, Campus Martius) : l'équivalence dissimule une différence de statut considérable.